https://revue-relief.org/issue/feed RELIEF - Revue électronique de littérature française 2022-01-12T12:37:05+01:00 Maaike Koffeman & Olivier Sécardin revuerelief@gmail.com Open Journal Systems <p><em>Relief - Revue électronique de littérature française </em> est une revue scientifique internationale évaluée par les pairs et consacrée aux études littéraires et culturelles. Son périmètre historique est ouvert, pourvu qu’il soit en relation avec des corpus de langue française. <em>Relief</em> est un lieu de rencontre de l’étude des littératures, des textes et des discours.</p> <p>Bilingue (français-anglais) et pionnière, <em>Relief</em> est une revue numérique et en accès libre depuis son premier numéro publié en 2007. La revue <em>Relief</em> est publiée deux fois par an. Les numéros sont organisés par thème ou par monographie, mais chaque numéro réserve un espace aux contributions diverses ainsi qu’aux comptes rendus de lecture.</p> https://revue-relief.org/article/view/11462 Ti Jean L’Horizon : une approche écocritique et décoloniale de l’anthropocène guadeloupéen 2022-01-12T12:09:31+01:00 Marie-José Nzengou-Tayo marienzengou@gmail.com <p>Lors de sa parution en 1979, le second roman de Simone Schwarz-Bart, <em>Ti Jean L’Horizon</em>, a été célébré par la critique et considéré comme une extension aux Antilles françaises de l’héritage indigéniste des écrivains haïtiens Jacques Roumain et Jacques Stephen Alexis. L’auteure a également été associée à Maryse Condé et les deux auteures guadeloupéennes ont été perçues comme remettant en question le mythe du retour à l’Afrique si cher au mouvement de la Négritude. Enfin, lorsque le mouvement de la créolité s’est manifesté vers la fin des années 1980, les romans de Schwarz-Bart ont été considérés comme ses précurseurs.</p> <p>Aujourd’hui, la question se pose de savoir si <em>Ti Jean L’Horizon </em>est encore pertinent pour le lecteur antillais. Ne pourrait-on pas approcher le roman sous un nouvel angle et en tirer de nouvelles significations&nbsp;? Cet article se propose d’en examiner quelques-unes, examinant l’odyssée de Ti Jean du point de vue de l’écocritique postcoloniale et d’une lecture décoloniale de l’histoire guadeloupéenne. En effet, s’il a su résister au passage du temps et s’il fait encore sens, c’est que la quête de Ti Jean aborde aussi les enjeux environnementaux suite au passé esclavagiste et aux changements idéologiques de la région. En cela, le roman se révèle précurseur des récents appels à préserver les paysages et biotopes insulaires, à lutter contre le dérèglement climatique aux Antilles.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Marie-José Nzengou-Tayo 2022 https://revue-relief.org/article/view/11463 André Schwarz-Bart au Moulin d’Andé : de quelques rencontres déterminantes 2022-01-12T12:37:05+01:00 Kathleen Gyssels kathleen.gyssels@uantwerpen.be <p>Dans la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, le Moulin d’Andé, dans l’Eure, fut un lieu emblématique où se rencontrèrent écrivains, cinéastes, artistes et intellectuels de tous bords et de tous pays. Lieu de création et caisse de résonance artistique et idéologique, le Moulin fut aussi un réseau culturel hors du commun. André Schwarz-Bart y trouva un lieu d’inspiration et de création. Les nombreuses rencontres qu’il y fit furent déterminantes pour son œuvre. Le présent essai explore avec liberté le réseau d’« intertextualités spéculatives » qui se tissa autour de son œuvre, en esquissant trois de ces rencontres littéraires : celles avec Georges Perec, Arnoldo Palacios et Richard Wright. </p> 2021-12-31T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Kathleen Gyssels 2022 https://revue-relief.org/article/view/11444 Comment la traite des esclaves et la Shoah ont engendré une merveille musicale. Entretien avec Jacques Schwarz-Bart 2021-12-27T19:06:14+01:00 William F.S. Miles b.miles@northeastern.edu <p>Quatre siècles de traite transatlantique des esclaves ont légué un héritage durable de douleur et de souffrance de l'Afrique aux Antilles, sans oublier les Amériques. Quatre ans d'Holocauste (Shoah, en hébreu) ont comprimé des millénaires de persécutions du peuple juif, avec des répercussions de l'Europe au Moyen-Orient. Les ondes de choc de ces deux époques odieuses ont fusionné de manière tout à fait inattendue et artistiquement créative, donnant naissance à l'incomparable compositeur et saxophoniste de jazz Jacques Schwarz-Bart. Dans cet entretien avec William Miles, le fils d'André Schwarz-Bart, lauréat du prix Goncourt 1959, et de Simone Schwarz-Bart, romancière et dramaturge guadeloupéenne primée, revient sur sa vie, ses inspirations et sa carrière.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés William B. Miles 2021 https://revue-relief.org/article/view/11443 Ti Jean L’Horizon à l’âge des mangas. Entretien avec Roland Monpierre 2021-12-27T18:53:15+01:00 Kathleen Gyssels kathleen.gyssels@uantwerpen.be Odile Hamot odile.hamot@univ-antilles.fr <p>Roland Monpierre est un artiste guadeloupéen aux multiples casquettes : auteur de bandes dessinées, il est égale­ment illustrateur et scénariste. À l’occasion de la publication prochaine de son adaptation en bande dessinée de <em>Ti Jean L’Horizon</em>, le second roman de Simone Schwarz-Bart, il s’est entre­tenu avec Kathleen Gyssels et Odile Hamot sur les circonstances, les conditions et les enjeux de sa démarche artistique. Que les romans schwarz-bartiens se prêtent à l’adaptation est indéniable : <em>La Mulâtresse Solitude </em>a déjà fait l’objet d'une version en bande dessinée, réalisée par l’Unesco en 2015 dans une série consacrée aux grandes figures de l’Afrique ; <em>Le Dernier des Justes</em> a failli se voir réédité dans une version allégée, illustrée par des dessins de Marc Chagall, et ce n’est que justice que <em>Ti Jean</em> trouve en la personne de Roland Monpierre, un artiste susceptible de magnifier, dans un autre genre et avec d’autres moyens, le caractère éminemment visuel de l’écriture de Simone.</p> <p>Après plusieurs albums tirés des meilleurs auteurs antillais, parmi lesquels Joseph Zobel, ou mettant en lumière des figures oubliées du patrimoine culturel guadeloupéen, telles que le Chevalier de Saint-Georges, ou s’atta­chant à des grands noms de la culture caribéenne, à l’instar de Bob Marley, Roland Mon­pierre s’est consacré avec bonheur à cette magnifique odyssée fondée sur le conte antillais et la figure folklorique de Ti Jean. La bande dessinée vient ainsi donner un second souffle au roman de 1979 et toucher un public différent, sans doute bien plus lecteur de mangas que de romans et méconnaissant peut-être même les grandes œuvres de la littéra­ture caribéenne.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Kathleen Gyssels, Odile Hamot 2021 https://revue-relief.org/article/view/11435 'Le masque et la plume' : Intertextualités dans les œuvres d’André et de Simone Schwarz-Bart 2021-12-27T14:26:46+01:00 Odile Hamot odile.hamot@univ-antilles.fr Kathleen Gyssels kathleen.gyssels@uantwerpen.be <p>L’œuvre commune ou individuelle d’André et de Simone Schwarz-Bart constitue un champ d’expérimentation et de réflexion particulièrement riche sur la question de l’intertextualité. Cette notion, délestée de toute assignation théorique trop contraignante, est envisagée dans ce dossier thématique sous l’angle du dynamisme relationnel qu’elle engage. Elle invite à une réflexion collective sur les liens que l’œuvre schwarz-bartienne entretient avec un dehors que sa spécificité au sein de l’espace littéraire exige de repenser constamment.</p> <p> </p> 2021-12-31T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Gyssels Kathleen, Hamot Odile 2021 https://revue-relief.org/article/view/11445 ‘Exorciser le poignard’ : Compétition, envie et ressentiment dans l’œuvre de Nelly Arcan 2021-12-27T19:17:35+01:00 Francesca Caiazzo francesca.caiazzo@usherbrooke.ca <p>Cet article s’intéresse au rôle que le sentiment d’envie joue dans deux romans de Nelly Arcan, <em>Folle</em> (2004) et <em>À ciel ouvert</em> (2007). En montrant que les personnages féminins évoluent dans un monde où la concurrence et la compétition constituent le mode principal d’interaction sociale, et où la valeur des sujets féminins résulte de leur corps sexualisé, notamment par le biais de l’auto-objectivation et de la chirurgie esthétique, l’article étudie les rouages de l’envie et du ressentiment qui conduisent à un dénouement tragique. Créant un univers qui peut être qualifié de dystopique, l’écriture d’Arcan invite à repenser la compétition et la rivalité chez ses personnages féminins comme un signe d’insécurité et d’incertitude ontologique.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Francesca Caiazzo 2021 https://revue-relief.org/article/view/11446 Un espace libre où dire. 'La fille qu’on appelle' de Tanguy Viel 2021-12-27T19:27:13+01:00 Sylvie Cadinot-Romerio sylvie.cadinot-romerio@orange.fr <p>Dans son huitième roman, <em>La Fille qu’on appelle, </em>Tanguy Viel rompt avec le dispositif narratif qu’il a adopté dans ses romans antérieurs&nbsp;: le récit personnel. Nous étudions la forme de cet ouvrage sous l’angle de la nouvelle liberté narrative qu’elle offre à l’auteur et qu’il exploite de manière paradoxale et originale&nbsp;: il invente une instance de narration non pas omnisciente mais omni-imaginante, ce qui lui permet de donner à son dispositif la forme éthique d’une réponse à une parole qui n’a pas été entendue et la forme thymique d’une déploration de la condition tragique des vulnérables soumis à l’emprise des puissants, comme l’est Laura, le personnage principal, abusée sexuellement par le maire de la ville.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Sylvie Cadinot-Romerio 2021 https://revue-relief.org/article/view/11447 New York, espace vide autofictionnel. Relire 'Fils' de Serge Doubrovsky à l’aune de l’œuvre de Peter Brook 2021-12-27T19:33:03+01:00 Emilie Ollivier emilie.ollivier@etu.univ-nantes.fr <p>Cet article se propose d’analyser <em>Fils</em> de Serge Doubrovsky à travers son rapport à l’espace et par le biais de la mise en scène de ce dernier&nbsp;: la ville de New York s’inscrit au centre de la construction de cet ouvrage, tant au niveau physique qu’au niveau de son intrigue. L’espace urbain, construit progressivement dans le texte, permet à celles et ceux qui le traverse d’accéder à une ouverture vers la création et vers une forme d’expression de soi renouvelée. Ces modes de représentations de la ville de New York correspondent, tant au niveau formel qu’au niveau thématique, aux définitions que donne Peter Brook d’un «&nbsp;espace vide&nbsp;» comme lieu privilégié de la représentation théâtrale. La comparaison de l’autofiction doubrovskienne et de la théorie de Book permettront de faire émerger de nouvelles analyses de cet espace et de l’autofiction elle-même.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Emilie Ollivier 2021 https://revue-relief.org/article/view/11438 Les fragments d’un retour : le Saint-Césaire d’Un Plat de porc aux bananes vertes 2021-12-27T16:53:13+01:00 Robert Miller ramiller@mail.ubc.ca Gloria Onyeoziri-Miller gloriaon@mail.ubc.ca <p>Les multiples références à l’œuvre d’Aimé Césaire dans <em>Un Plat de porc aux bananes vertes </em><span style="font-size: 0.875rem;">(1967) </span><span style="font-size: 0.875rem;">d’André et Simone Schwarz-Bart suggèrent un dialogue, parfois implicite, entre la narratrice/protagoniste Mariotte et son compatriote martiniquais. Cet intertexte dialogique se reflète dans la composition des sept cahiers de Mariotte qui tente d’expliquer aux lecteurs sa lutte pour reconstituer la mémoire de son pays natal dans des conditions dictées, au milieu du XXe siècle, par un système social raciste, oppressif et déshumanisant. Deux figures en particulier de l’œuvre de Césaire se détachent des cahiers de Mariotte, à savoir le Rebelle qu’elle associe à un homme qu’elle a connu quand elle était enfant, et le « vieux nègre dans le tramway », personnage du </span><em style="font-size: 0.875rem;">Cahier d’un retour au pays natal </em><span style="font-size: 0.875rem;">(1939). Mais avant d’assumer elle-même ces deux rôles, Mariotte adresse une prière à « Saint-Césaire », lui demandant de la rejoindre dans son chant mémorial. Dans des notes placées à la fin du texte, les auteurs semblent dire que Mariotte a cité Césaire de façon plutôt cavalière, ce qui crée une certaine ambiguïté au sujet de ce rapport intertextuel.</span></p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Robert Miller, Gloria Onyeoziri 2021 https://revue-relief.org/article/view/11439 Le trait d’union : une trace interlectale ? Étude comparée de Pays rêvé, pays réel et L’Ancêtre en Solitude 2021-12-27T17:07:52+01:00 Olivier-Serge Candau oliviersergecandau@yahoo.fr <p>Bien plus fertile en créole qu’en français, la composition nominale et verbale se définit comme la juxtaposition d’unités lexicales autonomes, parfois marquée par le recours au trait d’union. La présence du trait d’union dans <em>Pays rêvé, pays réel</em> d’Édouard Glissant (1985) et dans <em>L’Ancêtre en Solitude</em> de Simone et d’André Schwarz-Bart (2015) donne à voir sans conteste la trace du créole dans la syntaxe française. Avec le trait d’union, les deux unités lexicales se rapprochent sans pour autant s’assimiler. Cette recherche vise ainsi à explorer les mécanismes linguistiques qui prévalent, qu’il s’agisse des schémas de composition qui se dégagent ou des relations lexicales entre la première unité et la seconde. Il apparaît ainsi que le trait d’union révèle un partage des langues inattendu, grâce auquel les unités lexicales composées combinent le français et le créole, entraînant des interactions riches entre les langues. L’analyse linguistique des formes retenues débouche sur quelques pistes d’interprétation plus générales.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Olivier-Serge Candau 2021 https://revue-relief.org/article/view/11437 'Du fond des casseroles' à la table : l’art gastronomique et les saveurs identitaires chez Simone Schwarz-Bart et Jorge Amado 2021-12-27T16:38:37+01:00 Vanessa Massoni da Rocha vanessamassonirocha@gmail.com <p>Cet article privilégie les interfaces entre la cuisine et la littérature dans l’univers créatif de l’écrivaine guadeloupéenne Simone Schwarz-Bart (1938) et de l’auteur brésilien Jorge Amado (1912-2001). La place dédiée à l’art gastronomique et à ses enjeux identitaires dans les productions fictionnelles s’avère l’une des passerelles les plus riches entre les productions des deux écrivains. L’alimentation demeure un domaine majeur de manifestation identitaire, de renouement de <em>nœud</em>s avec le sol et les arts de faire locaux. Dans plusieurs de leurs ouvrages, le lecteur témoigne d’un rapport viscéral des personnages avec la gastronomie locale (créole, pour elle et notamment de Bahia, pour lui) et ses enjeux dans la vie quotidienne. «&nbsp;L’âme des peuples s’exhalant du fond des casseroles&nbsp;», l’un et l’autre accueillent la gastronomie comme vecteur privilégié d’appréhension et de chronique du monde.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Vanessa Massoni da Rocha 2021 https://revue-relief.org/article/view/11441 Lire Pluie et vent sur Télumée Miracle comme une ‘légende de Justes’ 2021-12-27T17:23:50+01:00 Elise Finielz eff36@cornell.edu <p>Cet article se propose d’analyser le roman <em>Pluie et vent sur Télumée Miracle</em> (1972) <em>/ The Bridge of Beyond </em>de Simone Schwarz-Bart à la lumière du roman d’André Schwarz-Bart <em>Le dernier des Justes </em>(1959)<em>/ The Last of the Just. </em>Télumée, grâce au langage poétique et exalté de Simone Schwarz-Bart, est élevé au rang de Juste de la Caraïbe, comme l’est Ernie dans le contexte de la communauté juive en Europe, car leur expérience de vie est exemplaire de la grandeur de générations aujourd’hui disparues, souvent seulement perçues comme victimes des persécutions antisémites ou de l’esclavage transatlantique. En retraçant la mémoire vivante de ces personnages de manière réaliste et mythique, en honorant la noblesse de leur cœur, sans discours politique explicite, c’est une perspective subversive qui est offerte, remettant en cause les frontières qui séparent les anciennes générations des plus jeunes, les vivants et les morts. Les récits appellent à une représentation positive des valeurs traditionnelles et religieuses ancestrales et une vision éthique commune qui transcende les catégories sociales, de classe, de race et de genre, imposées par l’histoire coloniale. C’est dans cette vision éthique que réside le sens politique des deux œuvres et le message universel qu’ils nous adressent aujourd’hui. &nbsp;</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Elise Finielz 2021 https://revue-relief.org/article/view/11440 Simone et André Schwarz-Bart, ou le don d’amour 2021-12-27T17:15:18+01:00 Odile Hamot odile.hamot@univ-antilles.fr <p>Cette étude voudrait mettre en lumière l’existence d’une parole intertextuelle, au sens large, émergeant des avant-textes des romans de Simone et d’André Schwarz-Bart. Ces « seuils » de l’œuvre, suivant l’appellation de Gérard Genette, seront donc envisagés sous l’angle de l’intersubjectivité qui s’y fait jour entre les deux instances de la relation auctoriale. Il s’agira ainsi de démontrer comment se tissent, entre ces paratextes de types variés – épigraphes, préfaces, dédicaces –, un sens en filigrane qui éclaire l’œuvre commune et individuelle des Schwarz-Bart à travers une poétique de la relation conjugale où se définit et s’approfondit la signification qu’ils entendent donner à leur co-écriture. Quatre ouvrages feront l’objet d’un examen particulier :<em> L’Ancêtre en Solitude</em>, <em>La Mulâtresse Solitude</em>,<em> L’Étoile du matin</em> et <em>Adieu Bogota</em>.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Odile Hamot 2021 https://revue-relief.org/article/view/11436 ‘Biguine d’amour’ : l’intermélodicité ‘récituelle’ dans La Mulâtresse Solitude 2021-12-27T16:28:09+01:00 Esther Eloidin str.eloidin@gmail.com <p>Dans <em>La Mulâtresse Solitude</em>, André Schwarz-Bart nous livre un récit à la jonction de plusieurs textes de chansons dont il fait à la fois l’écho, la transmission, la réinterprétation, l’accentuation, la reprise et la transformation. Appliquer à ce récit la transposition du principe de l’approche intertextuelle au domaine musical, ainsi que le suggère Florence Mouchet dans son étude sur les chansons médiévales, paraît comme une évidence. Il sera donc ici question d’intermélodicité dont le récit secondaire peut se lire comme un long ‘<em>récituel</em>’ dédié à la mémoire des esclaves et plus particulièrement à celle de la Mulâtresse Solitude. Les travaux réalisés par Kathleen Gyssels, Élie Duprey ou encore Francine Kaufmann permettent d’étendre la réflexion dans ce sens. C’est pourquoi cette analyse tente d’apporter un autre éclairage sur le caractère profondément énigmatique de la musique schwarz-bartienne.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Esther Eloidin 2021 https://revue-relief.org/article/view/11442 Une autre Histoire : l’œuvre de Simone Schwarz-Bart 2021-12-27T18:45:48+01:00 Frances J. Santiago Torres francesj.santiago@upr.edu <p>Simone Schwarz-Bart a créé une œuvre porteuse d’expressions et de paroles appartenant au monde créole. Partant d’une esthétique de l’oral, son œuvre reconstitue une Histoire marquée par la discontinuité et la rupture. Dans ses écrits s’incorporent chants, devinettes, contes et proverbes, donnant ainsi une nouvelle dimension à la langue française. Ces composantes de la tradition orale, aussi bien que le mythe, infusent dans l’œuvre entière une présence magico-religieuse, qui forment dans l’ensemble l’essence même de cette <em>autre</em> Histoire de la Guadeloupe. Cet article explore brièvement les enjeux des traditions orales et écrites, aussi bien que les réciprocités qui s’établissent entre littérature et histoire dans les œuvres de Simone Schwarz-Bart. L’auteur construit un récit rythmé, où les paroles et les images nous ouvrent à la culture orale caribéenne. Elle opère une transcription de l’oral à l’écrit, sans négliger l’importance des éléments psychologiques, politiques, sociaux, ou éthiques qui dominent l’idiosyncrasie caribéenne. Le discours du quotidien et les structures formulaires du conte antillais (parmi d’autres expressions de la tradition orale) résultent de la reformulation d’un contexte historique proprement guadeloupéen. Cette œuvre propose ainsi une esthétique orale à partir d’un regard ancré dans la mémoire d’une Histoire plurielle et diverse de l’archipel caribéen.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Frances Santiago Torres 2021 https://revue-relief.org/article/view/11448 Simone et André Schwarz-Bart, Hommage à la femme noire (réédition, 2 tomes), Le Lamentin (Martinique), Caraïbéditions, 2020-2021. 2021-12-27T20:41:16+01:00 Fanny Margras margras.fanny@gmail.com <p>La réédition de l’<em>Hommage à la femme noire </em>en mars 2020 et mai 2021 marque un tournant pour cette œuvre, communément décrite comme une «&nbsp;encyclopédie&nbsp;». Sortant de l’ombre un ouvrage onéreux et difficilement accessible, l’éditeur caribéen CaraïbEditions offre au regard le travail de Simone et André Schwarz-Bart, trente ans après sa première parution. Il inscrit cette réédition dans une volonté pédagogique d’ouverture au plus grand nombre de lecteurs possible, et de diffusion maximale&nbsp;: ce faisant, il s’affranchit de ce qui apparaît comme des poids dans la production et la distribution d’ouvrages littéraires. Ce compte rendu tente de réunir les questions posées par la réédition de l’ouvrage, de l’absence d’illustrations au subtil changement opéré dans la signature, de «&nbsp;Simone Schwarz-Bart&nbsp;» à «&nbsp;Simone et André Schwarz-Bart&nbsp;».</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Fanny Margras 2021 https://revue-relief.org/article/view/11449 Fransiska Louwagie, Témoignage et littérature d’après Auschwitz, Leyde, Brill, coll. « Faux Titre », 2020. 2021-12-27T20:49:47+01:00 Annelies Schulte Nordholt A.E.Schulte@hum.leidenuniv.nl <p>Compte rendu de&nbsp;Fransiska Louwagie, <em>Témoignage et littérature d’après Auschwitz</em>,&nbsp;Leyde, Brill, coll. «&nbsp;Faux Titre&nbsp;», 2020.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Annelies Schulte Nordholt 2021 https://revue-relief.org/article/view/11450 Sophie Bertho, La Peinture selon Proust. Les détournements du visuel, Paris, Classiques Garnier, 2021. 2021-12-27T21:11:08+01:00 Els Jongeneel e.c.s.jongeneel@rug.nl <p>Compte rendu de Sophie Bertho, <em>La Peinture selon Proust. Les détournements du visuel</em>, Paris, Classiques Garnier, 2021.</p> 2021-12-27T00:00:00+01:00 (c) Tous droits réservés Els Jongeneel 2021